Attentats à Londres
La police britannique a annoncé mardi avoir identifié les quatre auteurs présumés des attentats de Londres et estimé "très probable" que l'un d'eux soit mort dans une des explosions dans le métro londonien, précisant que des objets appartenant aux trois autres suspects ont été retrouvés dans l'autobus et dans les rames de métro touchés.
"Il est très probable" qu'un des quatre hommes soupçonnés des attentats de Londres soit mort dans la rame de métro touchée entre Aldgate et Liverpool Street, a déclaré à la presse Peter Clarke, le chef de la section antiterroriste de Scotland Yard.
"Nous avons des preuves résultant de l'examen médico-légal (des corps) et d'autres éléments qui permettent de dire que l'un des (quatre) hommes est mort dans l'explosion à Aldgate. Ceci bien sûr doit encore être formellement confirmé par le médecin légiste", a-t-il souligné.
Mardi soir, la police cherchait à savoir si les quatre hommes soupçonnés d'être les auteurs des attentats sont "tous morts dans les explosions": "nous cherchons à établir leurs mouvements dans les jours précédant les attentats de la semaine dernière, et notamment s'ils sont tous morts dans les explosions", a déclaré M. Clarke.
La chaîne britannique de télévision en continu Sky News, citant des sources policières, a affirmé que les quatre hommes seraient bien morts sur les lieux des explosions, dans trois rames de métro et un bus à deux étages.
L'enquête de Scotland Yard s'est considérablement accélérée mardi, avec notamment l'arrestation d'un homme, dans le cadre d'une vaste opération policière dans le Yorkshire, autour de Leeds, dans le nord de l'Angleterre.
Les enquêteurs y ont effectué six perquisitions. Ils se sont notamment rendus au domicile de trois des quatre suspects. Ils ont égalament procédé à l'explosion contrôlée d'un objet suspect, via un robot télécommandé.
Trois des quatre hommes étaient partis du Yorkshire jeudi matin, a également précisé la police. Ils ont apparemment été rejoints en route par un quatrième complice.
Les quatre hommes sont arrivés en train à Londres, a précisé Peter Clarke: "Nous avons trouvé des images de caméras de surveillance montrant les quatre hommes à la station de King's Cross (nord de Londres) peu avant 08H30 (07H30 GMT) le matin du 7 juillet".
"Un des hommes qui est parti du Yorkshire a été déclaré manquant par sa famille (...) peu après 10H00 jeudi", a-t-il précisé. "Nous avons pu établir qu'il a été rejoint pendant son voyage vers Londres par trois autres hommes".
Indices supplémentaires: des objets appartenant à "trois des quatre hommes (...) ont été retrouvés près des sites de trois des (quatre) explosions", a précisé Scotland Yard.
Les effets d'un premier homme "ont été trouvés à bord du bus de la ligne 30 à Tavistock Square. Les effets au nom d'un deuxième homme ont été trouvés sur le site de l'explosion d'Aldgate et (concernant) un troisième homme, des effets à son nom ont été découverts sur le site des bombes d'Aldgate et d'Edgware Road".
Hormis les opérations à Leeds, au cours desquelles 500 à 600 personnes ont été évacuées, les enquêteurs ont également lancé une opération à Luton mardi, évacuant la gare et le parking de la gare de cette ville située à une quarantaine de kilomètres au nord de Londres.
Pendant cette opération, les services de déminage ont été mis à contribution pour détruire un véhicule qui aurait été utilisé par les terroristes.
Les attentats du "7/7", comme les a déjà baptisés la presse britannique, ont fait au moins 52 morts et 700 blessés, selon un bilan toujours provisoire.
Trois bombes ont d'abord explosé à 08h50 locales (07h50 GMT), dans un intervalle de 50 secondes, dans le métro londonien, touchant une rame de le Piccadilly Line entre King's Cross et Russell Square, et deux rames de la Circle Line, l'une entre Aldgate et Liverpool Street, l'autre dans la station d'Edgware Road.
Près d'une heure plus tard, à 09h47 locales (08h57 GMT), une quatrième bombe a frappé un bus de la ligne 30, à Tavistock Square, à quelques mètres du British Museum.